CGP

FCPI FIP 2018 : 25 % de réduction d’impôt

Depuis le 1er janvier 2018, les investissements réalisés dans les PME, PMI ouvrent droit à 25 % de réduction d’impôt, après quelques années de vaches maigres (à 22 %, en 2011, puis à 18 %, de 2012 à 2017).

On retrouve ainsi le taux de réduction qui prévalait à l’origine pour ces dispositifs fiscaux :

  • 1997 pour les FCPI
  • 2003 pour les FIP

Une bonne nouvelle fiscale !

Il faut néanmoins nuancer par rapport à ce qui prévalait initialement. La réduction d’impôt s’appliquent désormais aux capitaux effectivement investis dans les PME éligibles à ces dispositifs, à défaut de s’appliquer à la totalité de l’investissement, comme jusqu’alors.

Ainsi, si le FCPI ou le FIP en question est investi à 100 % dans des PME, ce sera bien 25 % de défiscalisation offert.
Par contre, si ces fonds sont investis à 70% en PME, comme la limite basse autorisée par le législateur, ces dernières années, la réduction d’impôt ne sera que de 25 % × 70 % = 17,5 %.

Une bienveillance fiscale finalement qu’apparente !?

A priori, les sociétés de gestion vont faire leur possible pour s’approcher des 100 %. Mais il y a fort à parier qu’elles vont conserver une petite marge de manœuvre pour deux raisons :

  • faciliter leurs arbitrages entre les sociétés qu’elles sélectionnent ;
  • pouvoir éventuellement rendre les capitaux d’investisseurs qui se trouveraient dans une des situations permettant d’en demander la restitution avant la liquidation du fonds (invalidité, décès ou licenciement du porteur de parts ou de son conjoint).

En conséquence, j’imagine qu’à la rentrée prochaine (2018), nous verrons fleurir les offres en FCPI et FIP promettant des investissements à 90% ~ 95 % des capitaux en PME éligibles.

Peut-être que certain offriront 100 %, mais cela induira un risque qui devra être porté soit par les investisseurs, soit par la société de gestion.

Et ce risque sera triple :

  • difficulté d’arbitrage pour le gérant qui nuirait à la performance du fonds ;
  • difficulté pour récupérer ses capitaux avant l’échéance en cas de coup dur du côté de l’investisseur ;
  • risque de requalification fiscale pour non respect du quota de PME éligibles sur lequel la réduction d’impôt est calculée.

Affaire à suivre…


Suminà : le FIP CORSE par les corses

Simeoni, Stefani, Patrizi, Paoli et Cazzaro : voilà les cinq membres de l’équipe de gestion de FemuQuì Ventures.
Et du côté du comité consultatif (les experts qui donnent leurs avis sur les investissements), les patronymes sont du même acabit.
Bien sûr, le siège de la société et ses bureaux sont en Corse, plus précisément à Bastia.
Ainsi, il est difficile de mieux connaître la région dans laquelle les capitaux qui leur sont confiés, de mieux identifier les opportunités, repérer les bons entrepreneurs et managers volontaires, de juger les idées de business proposés par des corses.

Maintenant savent-ils investir, faire des montages financiers ou même négocier des deals ?

La jeunesse de Simeoni, Patrizi, Paoli et Cazzaro pourrait laisser planer un doute.
En effet, ils n’ont qu’une dizaine années d’expérience dans le monde du travail…
… Après de brillantes études, tout de même.
Cependant, la jeunesse sait mieux que nous de quoi demain sera fait (on peut en débattre, si vous voulez… ).
De plus plus, le dernier membre de l’équipe, Jean-François Stefani n’est pas né de la dernière pluie.
Il fut un des membres fondateurs de FemuQuì S.A., membre du conseil d’administration 1992-1994 et son directeur de 2003 à 2015.

Mais qu’est-ce que FemuQuì S.A. ?

D’abord, c’est une entité juridique différente de FemuQuì Venture.
Avec 2 300 actionnaires depuis 2012, FemuQuì S.A. lève régulièrement des fonds destinés aux entreprises corses.
Sa taille est actuellement de 5,5 M€.

Depuis le 1er juin 2016, c’est FemuQuì Ventures qui gère ce fonds.
Par la même occasion, FemuQuì Ventures s’est aussi vu confier ceux du FICC (Fonds d’Investissement et de Compétitivité Corse financement) mis à disposition par la Collectivité Territoriale de Corse en décembre 2009.
Sa taille est de 6 M€.
Personnellement, si j’osais, je dirais que le fonds historique FemuQuì, ainsi que le FICC sont les fonds souverains de la « nation corse » !

Sinon, FemuQuì S.A. est actionnaire à hauteur de 25% de la société de gestion FemuQuì Ventures.
Les autres actionnaires sont à parts égales GC Simeoni et PJ Patrizi (37,5 % chacun), ce qui garantit leur motivation dans les performances à venir de la structure qui crée et gère les FIP corse Suminà,

Au delà des responsabilités endossées par FemuQuì Ventures, la société de gestion n’en est pas à son 1er FIP.
Le Suminà 1 fut lancé en 2010 et FemuQuì Ventures le gère ses 5 M€ pour le compte de d’une autre fameuse société de gestion ACG Management (ex-Viveris Management).
Le Suminà 2 date de l’an passé (2016) et a permis une levée de 3,8 M€.
Cette année, c’est le Suminà 3 qui a été agréé par l’AMF le 21 juillet 2017 et qui vient d’être lancé.
Son objectif est de lever 10 M€, dont 1/3 auprès des corses.
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter la présentation du fonds.

Les financements seront réalisés en capital et/ou en obligations convertibles, pour des montants unitaires initiaux de 300k€ à 1M€.
Ces montants sont modestes mais cela laisse présager l’opportunité d’atteindre des très petites entreprises auxquelles l’investisseur a très difficilement accès.

Ainsi, en résumé, FemuQuì Venture gère déjà les 5,5 M€ de FemuQuì S.A., les 6 M€ du FICC, les 5 M€ du Suminà 1 et les 3,8 M€ du Suminà 2.

Concernant les performances passées, même si elles ne présagent pas de celles à venir et donc peu opportun de les évoquer, je peux vous affirmer qu’elles sont toutes positives et même très largement pour le fonds le plus ancien, celui de FemuQuì S.A.
… Contactez-moi pour plus de précisions.
Je me permets de vous rappeler ici que le FIP corse ouvre droit à 38% de réduction d’impôt.
À ce taux, ce n’est pas la cerise sur le gâteau, mais la mandarine, que dis-je, le cédrat qui écrase le fiadone !
Pour plus de dé’informations sur le FIP corse, je vous invite à lire mon article de 2013 qui reste toujours d’actualité.
Enfin, je vous propose aussi une vue plus globale sur les FIP et FCPI que nous préconisons.

En conclusion, F.I.P. est l’abréviation de Fonds d’Investissement de Proximité.
Par « proximité », le législateur entend « région ».
En effet, ce dispositif fiscal, créé en 2003, a pour objectif d’inciter les contribuables et les gestionnaires de leur épargne à financer les économies de nos régions au détriment de la finance parisienne.
Chaque région ayant ses spécificités et la Corse probablement encore plus, on aurait pu imaginer une prise en main de l’outil FIP par des acteurs locaux.
À ce jour, je ne connais qu’un acteur réellement du cru : FemuQuì.

Maintenant, est-ce que cela sera gage de performance ?
Est-ce que posséder « l’avantage du terrain » sera déterminant ?
Seul l’avenir nous le dira.

En attendant, on sait que le Suminà 3 sera plutôt souscrit par des corses, mais les contribuables pinzuti sont aussi les bienvenus.
Suminà, le FIP corse par les corses, pour les corses… Mais pas que !


Le conseil patrimonial à distance, par Internet

Si de toujours le téléphone a constitué, et constitue encore pour certains, le premier moyen de conseil à distance, le développement des communications via le Web a aujourd’hui fait entrer le métier du conseil patrimonial dans une nouvelle ère.

Il est toutefois important de prendre en compte le fait que le conseil en gestion de patrimoine nécessite la qualification de Conseil en Investissement Financier, laquelle classe l’exercice du métier au titre des professions réglementées.

De plus, de la même façon que l’on ne s’improvise pas CGP, exercer en ligne nécessite d’une part, une capacité technique à le faire, et d’autre part un respect de la réglementation, tout en assurant aux clients une sécurité optimale de leurs informations.
 

Internet et technologies

L’utilisation quotidienne d’Internet via différents terminaux, du mobile à l’ordinateur, a vu croître ces dernières années de plus en plus d’acteurs en ligne, et parmi les plus médiatisés, les jeunes sociétés proposant une prestation liée à la finance par le biais de technologies propres, et souvent basées sur un algorithme propriétaire, les FinTech (pour « finance et technologie »).

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Portefeuilles modèles d’assurance vie

Dès l’intention d’ouverture d’un contrat d’assurance vie se pose la question de savoir sur quels supports va t-on investir son épargne ; fonds en euro uniquement, unités de comptes uniquement ou les deux à la fois ?
Nombreuses sont encore les personnes qui, sans hésitation, sélectionnent le fonds en euros par défaut du contrat qu’elles souscrivent. Ce choix vient souvent d’une comparaison entre le rendement d’un contrat en euro et celui du Livret A… on prends peu de risque avec de modestes ambitions, espérant faire du 2 ou 3%.
Aujourd’hui, avec un taux de Livret à 1% il est clair que même avec les taxes de ci de là, en déposant sur un contrat suffisamment ancien ou en ouvrant un contrat avec l’objectif d’y placer son épargne (et non sa trésorerie), le rendement d’une bonne assurance vie supplante avantageusement le Livret A. Et ce, quand bien même, la situation actuelle de baisse des taux et de déflation en Europe, et dans le Monde, amène les assureurs à servir un taux de plus en plus contenu de leurs fonds en euro.

Les personnes plus averties savent qu’ils n’y a pas de performance élevée sans prise de risque. Cependant ce risque, s’il est correctement anticipé et appréhendé, ne pose pas de soucis majeur, surtout lorsqu’il s’agit de capitaliser son épargne sur le long terme. Investir dans des unités de compte s’avère donc la stratégie à suivre pour qui veut de la performance, rien n’empêchant de placer une partie de l’épargne sur un fond en euro pour celles et ceux qui ne seraient pas encore totalement convaincus.
Mais voilà, de la théorie à la pratique il y a un fossé. Quels supports choisir ? Quels types de fonds ? Dans quel secteur ? Quand faut il arbitrer ? etc.

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    Les articles de ce blog d'opinion personnelle et de libre réflexion n'engagent que leurs auteurs, et ne comportent aucun contenu publi-rédactionnel.
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