Suminà : le FIP CORSE par les corses

Simeoni, Stefani, Patrizi, Paoli et Cazzaro : voilà les cinq membres de l’équipe de gestion de FemuQuì Ventures.
Et du côté du comité consultatif (les experts qui donnent leurs avis sur les investissements), les patronymes sont du même acabit.
Bien sûr, le siège de la société et ses bureaux sont en Corse, plus précisément à Bastia.
Ainsi, il est difficile de mieux connaître la région dans laquelle les capitaux qui leur sont confiés, de mieux identifier les opportunités, repérer les bons entrepreneurs et managers volontaires, de juger les idées de business proposés par des corses.

Maintenant savent-ils investir, faire des montages financiers ou même négocier des deals ?

La jeunesse de Simeoni, Patrizi, Paoli et Cazzaro pourrait laisser planer un doute.
En effet, ils n’ont qu’une dizaine années d’expérience dans le monde du travail…
… Après de brillantes études, tout de même.
Cependant, la jeunesse sait mieux que nous de quoi demain sera fait (on peut en débattre, si vous voulez… ).
De plus plus, le dernier membre de l’équipe, Jean-François Stefani n’est pas né de la dernière pluie.
Il fut un des membres fondateurs de FemuQuì S.A., membre du conseil d’administration 1992-1994 et son directeur de 2003 à 2015.

Mais qu’est-ce que FemuQuì S.A. ?

D’abord, c’est une entité juridique différente de FemuQuì Venture.
Avec 2 300 actionnaires depuis 2012, FemuQuì S.A. lève régulièrement des fonds destinés aux entreprises corses.
Sa taille est actuellement de 5,5 M€.

Depuis le 1er juin 2016, c’est FemuQuì Ventures qui gère ce fonds.
Par la même occasion, FemuQuì Ventures s’est aussi vu confier ceux du FICC (Fonds d’Investissement et de Compétitivité Corse financement) mis à disposition par la Collectivité Territoriale de Corse en décembre 2009.
Sa taille est de 6 M€.
Personnellement, si j’osais, je dirais que le fonds historique FemuQuì, ainsi que le FICC sont les fonds souverains de la « nation corse » !

Sinon, FemuQuì S.A. est actionnaire à hauteur de 25% de la société de gestion FemuQuì Ventures.
Les autres actionnaires sont à parts égales GC Simeoni et PJ Patrizi (37,5 % chacun), ce qui garantit leur motivation dans les performances à venir de la structure qui crée et gère les FIP corse Suminà,

Au delà des responsabilités endossées par FemuQuì Ventures, la société de gestion n’en est pas à son 1er FIP.
Le Suminà 1 fut lancé en 2010 et FemuQuì Ventures le gère ses 5 M€ pour le compte de d’une autre fameuse société de gestion ACG Management (ex-Viveris Management).
Le Suminà 2 date de l’an passé (2016) et a permis une levée de 3,8 M€.
Cette année, c’est le Suminà 3 qui a été agréé par l’AMF le 21 juillet 2017 et qui vient d’être lancé.
Son objectif est de lever 10 M€, dont 1/3 auprès des corses.
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter la présentation du fonds.

Les financements seront réalisés en capital et/ou en obligations convertibles, pour des montants unitaires initiaux de 300k€ à 1M€.
Ces montants sont modestes mais cela laisse présager l’opportunité d’atteindre des très petites entreprises auxquelles l’investisseur a très difficilement accès.

Ainsi, en résumé, FemuQuì Venture gère déjà les 5,5 M€ de FemuQuì S.A., les 6 M€ du FICC, les 5 M€ du Suminà 1 et les 3,8 M€ du Suminà 2.

Concernant les performances passées, même si elles ne présagent pas de celles à venir et donc peu opportun de les évoquer, je peux vous affirmer qu’elles sont toutes positives et même très largement pour le fonds le plus ancien, celui de FemuQuì S.A.
… Contactez-moi pour plus de précisions.
Je me permets de vous rappeler ici que le FIP corse ouvre droit à 38% de réduction d’impôt.
À ce taux, ce n’est pas la cerise sur le gâteau, mais la mandarine, que dis-je, le cédrat qui écrase le fiadone !
Pour plus de dé’informations sur le FIP corse, je vous invite à lire mon article de 2013 qui reste toujours d’actualité.
Enfin, je vous propose aussi une vue plus globale sur les FIP et FCPI que nous préconisons.

En conclusion, F.I.P. est l’abréviation de Fonds d’Investissement de Proximité.
Par « proximité », le législateur entend « région ».
En effet, ce dispositif fiscal, créé en 2003, a pour objectif d’inciter les contribuables et les gestionnaires de leur épargne à financer les économies de nos régions au détriment de la finance parisienne.
Chaque région ayant ses spécificités et la Corse probablement encore plus, on aurait pu imaginer une prise en main de l’outil FIP par des acteurs locaux.
À ce jour, je ne connais qu’un acteur réellement du cru : FemuQuì.

Maintenant, est-ce que cela sera gage de performance ?
Est-ce que posséder « l’avantage du terrain » sera déterminant ?
Seul l’avenir nous le dira.

En attendant, on sait que le Suminà 3 sera plutôt souscrit par des corses, mais les contribuables pinzuti sont aussi les bienvenus.
Suminà, le FIP corse par les corses, pour les corses… Mais pas que !


Grand Paris contre Uber : qui va gagner ?

Généralement, on s’attend à ce que les actions des pouvoirs publics complètent celles du privé. Hélas, si l’objectif est le même, c’est plutôt une concurrence qui s’installe entre eux. Et concernant le projet du Grand Paris, je crains qu’il ne soit en compétition directe avec les nouveaux modes de déplacement qui sont en train d’émerger grâce à la révolution numérique actuelle. (lire la suite…)


Élections américaines : un risque asymétrique

Dans quelques heures les américains vont élire leur nouveau président.

Cet événement n’est généralement pas de nature à bousculer les marchés.
Néanmoins, cette fois-ci, cela serait plus le cas, comme en atteste la nervosité des marchés ces derniers jours.

La raison est lié à la possibilité de voir Trump élu.
Dans un tel cas de figure, ce serait une remise en question assez profondes de la politique américaine :

– plus de protectionnisme qui viendrait brider les échanges commerciaux internationaux et donc la croissance,

– un virage marqué de la politique étrangère américaine (rapprochement avec la Russie au détriment des alliés historiques de l’Amérique, arrêt de l’immigration… ),

– et probablement une nouvelle façon d’exercer le pouvoir plus en accord avec le populisme du candidat anti-establishment.

(lire la suite…)


Les indépendants : un besoin en assurance spécifique

Les Travailleurs Non Salariés (TNS) sont des commerçants, des artisans, des chefs d’entreprises ou des professions libérales. Ces TNS sont également appelés les indépendants, ils ne dépendent de personne et travaillent à leur propre compte. Pour bénéficier d’un tel statut, ils cotisent au Régime Social des Indépendants (RSI) qui leur permet d’avoir accès à la Sécurité Sociale. Néanmoins, ce régime ne leur permet pas d’être bien protégé et ils ont à leur charge de se constituer une protection sociale.

 

La Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro)

Un travailleur indépendant qui travaille depuis chez lui sur son ordinateur personnel est couvert par la responsabilité civile de son contrat multirisques habitation. Mais, dès lors qu’il entre en contact avec le client il se doit de disposer d’une Responsabilité Civile Professionnelle, aussi appelée la RC pro.

Elle couvre un indépendant contre les dommages corporels ou matériels qu’il pourrait infliger au client (matériel informatique abimé, perte de base de données, …). Cependant, la RC pro a ses limites et surtout, elle ne permet pas de couvrir l’indépendant contre les dommages qu’il pourrait s’infliger lui-même.

(lire la suite…)

Commentaire en savoir plus...

  • Avant-propos

    Les articles de ce blog d'opinion personnelle et de libre réflexion n'engagent que leurs auteurs, et ne comportent aucun contenu publi-rédactionnel.
  • S’abonner

    flux rss